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Hantavirus: Tests négatifs en Espagne et Italie, statu quo en France
information fournie par Reuters 14/05/2026 à 08:32

Le navire de croisière MV Hondius, touché par une épidémie d'hantavirus, près du port de Granadilla de Abona, Tenerife

Le navire de croisière MV Hondius, touché par une épidémie d'hantavirus, près du port de Granadilla de Abona, Tenerife

Dix-sept personnes placées en observation en Italie et en Espagne pour une ‌possible contamination par hantavirus ont été testées négatives, ont annoncé mercredi les ministères de la Santé des deux pays, alors que la recherche de cas éventuels ​se poursuit à travers le monde pour empêcher la propagation du virus.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mardi qu'il fallait s'attendre à la découverte de cas supplémentaires de contamination à partir du foyer apparu sur le navire de croisière MV Hondius parti d'Argentine, tout en soulignant que la situation n'était pas ​comparable à celle vécue avec le COVID-19 et n'était pas pandémique.

En France, l'ex-croisiériste rapatriée dimanche et hospitalisée à Bichat, à Paris, se trouve toujours en réanimation dans un état grave. Les quatre autres Français ​qui ont également voyagé à bord du MV Hondius ont été testés négatifs ⁠et se portent bien.

Sur les 22 cas contacts français qui ont pris deux vols internationaux le 25 avril, quatre enfants ont été testés ‌négatifs, a indiqué Matignon dans un communiqué. Aucun de ces 22 cas contacts ne présente de symptôme.

"Tous les cas contacts identifiés étant aujourd’hui placés à l’isolement en milieu hospitalier, il est permis d’exclure toute contamination antérieure d’autres personnes à ce stade des ​connaissances médicales", ont ajouté les services du Premier ministre.

Les ‌22 cas contacts sont huit Français qui se trouvaient à bord d'un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg - sur ⁠lequel avait embarqué une ex-croisiériste néerlandaise décédée depuis - et de 14 Français qui avaient pris le même jour un vol Johannesburg-Amsterdam, dont la patiente néerlandaise décédée a été débarquée avant le départ.

Ils sont aujourd'hui tous mis à l'isolement hospitalier en France : les huit premiers à Paris, les autres dans "différentes villes", a indiqué le ⁠ministère de la Santé.

L'APPARITION DE ‌NOUVEAUX CAS "STATISTIQUEMENT PROBABLE"

"C'est un virus qui a une incubation longue", a rappelé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lors d'une ⁠audition à l'Assemblée nationale. Elle a jugé en conséquence possible, "même statistiquement probable, qu'il y ait des cas du bateau qui se positivent".

"On va avoir dans les ‌jours, heures qui viennent la certitude que le virus n'a pas muté. On pourra donc l'identifier au virus dans les études que ⁠nous avons à disposition", a-t-elle dit.

Les Français "peuvent voyager comme ils le souhaitent", a pour sa part affirmé son ⁠homologue des Transports, Philippe Tabarot, sur ‌franceinfo.

"Il n'y a aujourd'hui aucune restriction, quel que soit le mode de transport", a-t-il déclaré.

Jusqu'à présent, trois passagers sur les quelque 150 qui se trouvaient à ​bord du navire de croisière sont morts, un couple de Néerlandais et une Allemande. ‌Tous les passagers, de 23 nationalités, ont été évacués du bateau.

Le Hondius devrait arriver lundi à Rotterdam, a dit son propriétaire, Oceanwide Expeditions, ajoutant que les 25 membres d'équipage encore ​à bord, avec deux personnels médicaux, suivraient les procédures de quarantaine décidées par les autorités néerlandaises une fois sur place.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies préconise une quarantaine de six semaines pour tous les passagers asymptomatiques du MV Hondius.

L'OMS a recensé neuf cas confirmés de contamination par ⁠cet hantavirus de souche andine, susceptible de se transmettre entre humains, et deux cas suspects: une personne morte avant d'être testée et une autre sur Tristan da Cunha, île reculée de l'Atlantique Sud où aucun test n'était disponible. Jusqu'à présent, il est considéré que toutes ces personnes ont été contaminées sur le bateau ou avant de monter à bord.

"Le risque lié au virus reste très faible en Europe et donc aussi en Italie", a dit le ministère italien de la Santé.

(Dominique Vidalon, Makini Brice à Paris, Matteo Negri à Rome, David Latona à Madrid, rédigé par Ingrid Melander et Gavin Jones, version française Bertrand ​Boucey, édité par Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

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